Le Keigo japonais enfin démystifié : 7 astuces pour parler comme un pro

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Bonjour à toutes et à tous, mes chers explorateurs culturels ! Vous savez, l’un des aspects les plus fascinants – et parfois les plus intimidants – de l’apprentissage du japonais, c’est cette incroyable richesse de nuances que l’on trouve dans les honorifiques, ou *keigo*.

Bien au-delà du simple “vous” et “tu” que nous maîtrisons si bien en français, le japonais déploie un éventail de formules de politesse qui, si elles sont utilisées à bon escient, ouvrent les portes d’une compréhension bien plus profonde de la culture nippone.

J’ai personnellement découvert à quel point une simple tournure de phrase pouvait changer radicalement toute la dynamique d’une conversation, et croyez-moi, c’est une compétence qui va bien au-delà de la grammaire pure.

Dans notre monde hyper-connecté où la communication se fait souvent à la vitesse de l’éclair, comprendre ces subtilités devient un véritable atout, non seulement pour vos voyages ou vos affaires, mais aussi pour simplement apprécier vos mangas et animes préférés avec une nouvelle perspective.

Oubliez les traductions littérales offertes par nos amis les IA qui, aussi performantes soient-elles, peinent encore à saisir la finesse de ces interactions humaines.

Intrigué(e)s ? Alors, suivez-moi, car nous allons explorer cela précisément ensemble !

Le Keigo, bien plus qu’une simple politesse : une fenêtre sur l’âme japonaise

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Vous savez, quand on débute l’apprentissage du japonais, on se dit souvent : “Oh, les honorifiques, ça doit être l’équivalent de notre ‘vous’ et ‘tu’ en français, non ?”.

Et bien, mes chers amis, j’ai rapidement réalisé que cette vision était bien trop simpliste ! Le *keigo* (敬語), c’est un univers à part entière, un système linguistique complexe qui reflète les valeurs profondes de respect, de hiérarchie et d’harmonie sociale qui sont au cœur de la culture nippone.

C’est comme si chaque mot que vous choisissez portait un message implicite sur votre relation avec votre interlocuteur. Personnellement, j’ai été fascinée de voir à quel point les Japonais sont attentifs à ces nuances, et comment une simple tournure de phrase peut changer toute la dynamique d’une conversation.

Ce n’est pas seulement une question de grammaire, c’est une véritable danse sociale où chaque pas compte. Oubliez la traduction littérale, car le *keigo* va bien au-delà ; c’est un pont vers une compréhension plus riche des interactions humaines au Japon.

Il m’a fallu du temps, et quelques gaffes, je l’avoue, pour commencer à apprécier cette profondeur.

L’importance des relations et du contexte social

Au Japon, la notion d’appartenance à un groupe (Uchi) et d’extériorité (Soto) est fondamentale, et le *keigo* en est la parfaite illustration. On ne parle pas de la même manière à sa famille, à un ami proche, à un collègue, à son supérieur hiérarchique ou à un client.

La distance sociale, le statut, l’âge, et même le sexe de l’interlocuteur sont des facteurs cruciaux qui déterminent le type de *keigo* à employer. C’est une sorte de code tacite qui, une fois maîtrisé, vous permet de naviguer avec aisance dans n’importe quelle situation sociale.

Je me souviens d’une fois, lors d’un voyage d’affaires à Tokyo, où j’ai tenté d’utiliser une forme trop polie avec un collègue de mon âge après quelques verres.

Le malaise était palpable ! Il m’a gentiment fait comprendre que c’était inutile et même un peu étrange entre nous. C’est à ce moment-là que j’ai vraiment compris que le contexte n’est pas une suggestion, mais une règle d’or.

Pourquoi ces subtilités nous échappent-elles parfois ?

Pour nous, francophones, habitués à une langue qui exprime la politesse principalement par le vouvoiement et quelques expressions idiomatiques, ce système grammatical du *keigo* peut paraître vertigineux.

La difficulté ne réside pas seulement dans la mémorisation des formes verbales spécifiques, mais aussi dans la capacité à évaluer rapidement la situation et la relation pour choisir le niveau de politesse adéquat.

C’est un apprentissage constant, une gymnastique mentale qui demande du temps et de la pratique. Mais croyez-moi, l’effort en vaut la chandelle, car c’est une clé qui ouvre de nombreuses portes et enrichit considérablement votre expérience au Japon, que ce soit pour le travail, le tourisme, ou simplement pour mieux comprendre la culture à travers les médias.

Les trois visages du Keigo : entre respect, humilité et simple courtoisie

Le *keigo* se décline en trois grandes catégories, chacune ayant son rôle bien défini et sa façon d’exprimer la déférence. Les comprendre, c’est un peu comme détenir la carte au trésor de la communication japonaise.

J’ai longtemps été un peu perdue, ne sachant pas quand utiliser l’un ou l’autre, mais avec le temps et beaucoup d’observation, j’ai commencé à saisir l’essence de chaque forme.

Il est important de ne pas les considérer comme de simples “niveaux” de politesse, mais plutôt comme des outils distincts pour gérer différentes dynamiques relationnelles.

Le Sonkeigo (尊敬語) : Quand on élève l’autre avec respect

Le *Sonkeigo*, ou langage respectueux, est celui que l’on utilise pour montrer son respect envers la personne à qui l’on parle ou de qui l’on parle. Il s’agit d’élever le statut de l’interlocuteur en utilisant des verbes et des expressions spécifiques pour décrire ses actions.

C’est un peu comme si l’on mettait la personne sur un piédestal verbal, reconnaissant ainsi sa position hiérarchique, son âge, ou son rôle social. On l’emploie souvent avec des supérieurs hiérarchiques, des clients, des professeurs, ou des personnes que l’on rencontre pour la première fois dans un cadre formel.

Par exemple, si vous parlez des actions de votre patron, vous utiliserez le *Sonkeigo* pour le valoriser. Cela peut sembler intimidant au début, mais une fois que l’on a saisi le concept, cela devient plus intuitif.

J’ai eu une fois un formateur japonais qui m’a dit : “Pensez au *Sonkeigo* comme à un honneur que vous offrez. C’est un cadeau linguistique.”

Le Kenjougo (謙譲語) : L’humilité, une vertu essentielle

À l’inverse du *Sonkeigo*, le *Kenjougo*, ou langage humble, est utilisé pour rabaisser ses propres actions ou celles de son groupe (famille, entreprise) afin de valoriser l’interlocuteur.

C’est une marque d’humilité qui met en lumière la grandeur de l’autre. Par exemple, au lieu de dire “Je fais”, vous direz une forme humble qui sous-entend “Je m’autorise humblement à faire”.

C’est particulièrement courant dans le monde des affaires, où l’on utilise des expressions pour parler de “notre humble entreprise” (*heisha*) ou de “votre honorable entreprise” (*onsha*).

Je me souviens de ma première réunion avec des partenaires japonais où, en parlant de mes propres réalisations, j’ai utilisé des formes trop directes.

J’ai ressenti un léger flottement, comme si j’avais manqué de modestie. Depuis, je fais très attention à utiliser le *Kenjougo* pour présenter mon travail ou celui de mon équipe, et j’ai remarqué que cela favorise une meilleure entente.

Le Teineigo (丁寧語) : La courtoisie universelle

Enfin, le *Teineigo*, ou langage poli, est le niveau de politesse le plus courant et souvent le premier que l’on apprend. Il se caractérise par l’utilisation de et de la forme en des verbes.

C’est la forme que l’on emploie généralement avec des personnes que l’on ne connaît pas bien, ou dans un contexte professionnel où une certaine distance est maintenue.

C’est notre équivalent du “vous” en français, mais avec des implications grammaticales plus profondes. C’est la base, la fondation sur laquelle les autres formes de *keigo* se construisent.

Si vous n’êtes pas sûr de la forme à utiliser, le *Teineigo* est souvent le choix le plus sûr, car il est rarement considéré comme impoli, même s’il peut parfois sembler un peu trop formel avec des amis proches.

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Mon voyage initiatique : premiers pas, faux pas et belles leçons

Comme tout apprenti, j’ai eu ma part de moments embarrassants en essayant de maîtriser le *keigo*. Chaque erreur a été une leçon, et chaque succès, une petite victoire.

C’est un cheminement qui demande de la patience et une bonne dose d’autodérision, mais c’est aussi ce qui rend l’apprentissage de cette langue si enrichissant et si humain.

Ces petites gaffes qui forgent l’expérience

Je me rappelle distinctement d’une situation où j’avais mal utilisé une forme de *Sonkeigo* avec un client, croyant bien faire, alors que le contexte appelait plutôt une tournure plus neutre ou même du *Kenjougo* pour parler de ma propre entreprise.

Le client, un homme d’affaires expérimenté, a eu un petit sourire amusé. Il a été très gentil et ne m’a rien dit directement, mais j’ai compris à son regard que j’avais commis une erreur.

J’ai rougi jusqu’aux oreilles ! Ces petits “faux pas”, bien que gênants sur le moment, sont en réalité des catalyseurs d’apprentissage. Ils nous poussent à observer davantage, à écouter attentivement et à demander conseil.

Ne craignez jamais de faire des erreurs, car c’est en tombant que l’on apprend à se relever avec plus de grâce.

L’écoute active : ma meilleure alliée pour progresser

Ce que j’ai découvert, c’est que la clé n’est pas seulement de mémoriser les règles, mais d’observer comment les Japonais eux-mêmes utilisent le *keigo* dans différentes situations.

L’écoute active est devenue ma meilleure alliée. J’ai passé des heures à écouter des conversations, des émissions de télévision, et même des podcasts japonais, en me concentrant sur les tournures de phrases et les formes verbales employées.

C’est en étant immergée dans la langue et la culture que j’ai commencé à développer cette “oreille” pour le *keigo*. Et je peux vous assurer que c’est une compétence qui se développe avec le temps, comme un muscle.

Plus vous l’utilisez, plus il devient fort.

Décrypter le Keigo au quotidien : de la conversation au monde professionnel

Le *keigo* n’est pas confiné aux manuels de grammaire ou aux salles de réunion. Il imprègne chaque aspect de la vie japonaise, de la commande d’un café à une présentation professionnelle.

Le comprendre, c’est s’ouvrir à une compréhension plus profonde des interactions sociales et des subtilitats de la communication. C’est un peu comme apprendre à lire entre les lignes, à saisir ce qui n’est pas dit explicitement mais qui est véhiculé par la forme du langage.

Dans les coulisses du monde des affaires

Dans le milieu professionnel, le *keigo* est absolument essentiel. Il est le reflet de la hiérarchie et du respect que l’on porte à ses collègues, ses supérieurs et, bien sûr, ses clients.

Une utilisation inappropriée peut entraîner des malentendus, voire des ruptures de relations. J’ai été frappée de voir comment les entreprises japonaises investissent du temps et de l’argent dans la formation de leurs employés au *keigo*, soulignant à quel point sa maîtrise est cruciale.

Par exemple, lors de l’échange de cartes de visite (meishi), qui est un rituel très codifié, l’utilisation correcte du *keigo* est primordiale. Présenter sa carte à deux mains, la recevoir avec les mêmes égards, et prononcer les phrases adéquates en *keigo* est un signe de professionnalisme et de respect.

Le Keigo dans vos animes et dramas préférés

Et oui, même dans le monde du divertissement, le *keigo* est omniprésent ! Si vous êtes fan d’animes ou de dramas japonais comme moi, vous avez sûrement déjà remarqué ces changements de langage entre les personnages.

Les lycéens parleront différemment à leurs professeurs, un employé à son patron, ou un enfant à ses parents. Comprendre ces nuances ajoute une couche supplémentaire à l’appréciation de l’œuvre.

On perçoit mieux les dynamiques de pouvoir, les relations d’amitié ou d’amour, et la personnalité des personnages. C’est une façon amusante et immersive d’apprendre sans même s’en rendre compte, en voyant le *keigo* en action dans des contextes variés et souvent très émotionnels.

J’ai personnellement affûté mon oreille pour le *keigo* en regardant mes dramas préférés, tentant de deviner la relation entre les personnages rien qu’en écoutant leur façon de parler.

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Maîtriser le Keigo : un atout inestimable pour se connecter vraiment

Au-delà de la simple correction linguistique, la maîtrise du *keigo* est un investissement qui rapporte énormément. C’est un gage de respect qui ouvre des portes, crée des opportunités et vous permet de tisser des liens plus profonds et authentiques avec les Japonais.

C’est une compétence qui dépasse largement le cadre purement académique.

Des bénéfices concrets dans un monde globalisé

일본어 존댓말 사용법 - **Prompt:** A cozy and well-lit Japanese cafe scene, illustrating the concept of `Teineigo` (polite ...

Que ce soit pour vos voyages, vos études, ou votre carrière, le *keigo* vous donnera un avantage indéniable. Dans le monde des affaires, par exemple, une bonne maîtrise du *keigo* peut faire la différence entre une opportunité manquée et un partenariat réussi.

Cela démontre non seulement votre sérieux et votre professionnalisme, mais aussi votre respect et votre engagement envers la culture japonaise. J’ai personnellement vu des portes s’ouvrir parce que j’avais fait l’effort d’apprendre et d’utiliser le *keigo*, même imparfaitement.

Les Japonais apprécient énormément cet effort et le perçoivent comme un signe de considération. C’est comme une carte de visite invisible qui témoigne de votre investissement.

Construire des ponts, dépasser les barrières

Le *keigo* est un véritable constructeur de ponts. Il vous permet de communiquer non seulement avec des mots, mais aussi avec le cœur, en montrant que vous comprenez et respectez les valeurs qui leur sont chères.

C’est une compétence qui va bien au-delà de la communication fonctionnelle ; elle vous permet de vous connecter émotionnellement avec les gens, de partager leurs valeurs et de naviguer avec confiance dans leur monde.

Ne vous découragez pas face à sa complexité. Voyez-le comme un défi stimulant, une aventure linguistique qui vous transformera non seulement en apprenant mais aussi en citoyen du monde plus averti et plus sensible aux nuances culturelles.

Expressions clés et astuces pour une communication réussie

Pour vous aider à démarrer ou à peaufiner votre usage du *keigo*, j’ai compilé quelques expressions incontournables et astuces que j’ai trouvées particulièrement utiles.

Ce sont des petits outils qui, une fois intégrés, peuvent faire une grande différence dans vos interactions.

Ces phrases qui vous feront briller

Il existe des expressions toutes faites en *keigo* qui sont de véritables passe-partout. Les mémoriser et les utiliser à bon escient est un excellent moyen de montrer votre politesse et votre respect.

Par exemple, dire (お世話になります) est une manière très polie de remercier quelqu’un pour son aide ou sa gentillesse, et c’est une expression que vous entendrez très souvent, surtout dans un contexte professionnel.

Ou encore, si vous devez vous excuser, (申し訳ありません) est bien plus impactant qu’un simple . Ces phrases, une fois intégrées, deviennent des réflexes et vous permettent de naviguer avec plus d’aisance dans les conversations.

Contexte Expression Courante (Teineigo) Forme Honorifique (Sonkeigo) Forme Humble (Kenjougo)
Être / Aller / Venir います / 行きます / 来ます (imasu / ikimasu / kimasu) いらっしゃいます (irasshaimasu) おります / 参ります (orimasu / mairimasu)
Manger / Boire 食べます / 飲みます (tabemasu / nomimasu) 召し上がります (meshiagarimasu) いただきます (itadakimasu)
Dire 言います (iimasu) おっしゃいます (osshaimasu) 申します (moushimasu)
Faire します (shimasu) なさいます (nasaimasu) いたします (itashimasu)
Voir 見ます (mimasu) ご覧になります (goran ni narimasu) 拝見します (haikenshimasu)

Petit guide de survie : comment aborder le Keigo sans paniquer

Mon conseil le plus précieux serait de ne pas essayer de tout maîtriser d’un coup. Concentrez-vous d’abord sur le *Teineigo*, puis ajoutez progressivement le *Sonkeigo* et le *Kenjougo* à votre répertoire.

Il n’y a pas de honte à commencer doucement. Les Japonais sont généralement très compréhensifs avec les étrangers qui font l’effort d’apprendre leur langue, et ils apprécieront même vos efforts maladroits.

N’hésitez pas à demander des corrections ou des clarifications, c’est une excellente façon d’apprendre. Enfin, et c’est crucial, ne sous-estimez jamais le pouvoir de l’observation.

Regardez comment les autres interagissent, écoutez attentivement, et laissez-vous imprégner. Le *keigo* est un art, et comme tout art, il s’apprend par la pratique, l’observation et un peu d’audace.

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Pour conclure notre petit voyage au cœur du Keigo

Voilà, chers explorateurs linguistiques, notre immersion dans le monde fascinant du *keigo* touche à sa fin ! J’espère que cet article vous a offert un éclairage précieux sur cette facette incontournable de la langue japonaise. Ce n’est pas juste un ensemble de règles grammaticales à mémoriser ; c’est une invitation à comprendre les subtilités des relations humaines au Japon, une clé pour décrypter une culture riche en nuances et en respect. Ne vous découragez jamais face à sa complexité, car chaque pas, même hésitant, vous rapproche d’une connexion plus profonde et authentique. Le chemin peut être semé d’embûches, croyez-moi, je suis passée par là, mais la récompense est immense : une meilleure compréhension, de belles rencontres, et surtout, le sentiment d’avoir ouvert une porte vers une autre façon de penser le monde.

Allez plus loin : quelques informations utiles pour maîtriser le Keigo

1. Plongez dans les ressources en ligne

Aujourd’hui, internet regorge de pépites pour les apprenants. Cherchez des sites spécialisés dans le *keigo*, des dictionnaires en ligne qui incluent les formes honorifiques et humbles, et n’hésitez pas à explorer les forums de discussion où d’autres passionnés partagent leurs astuces. Le site “Bizkeigo” par exemple, bien qu’ancien, reste une ressource précieuse si vous arrivez à naviguer au travers des publicités.

2. Immergez-vous dans les médias japonais

Vos animes, dramas et films japonais préférés sont de véritables trésors d’apprentissage ! Écoutez attentivement comment les personnages utilisent le *keigo* selon leur statut, leur âge et la relation qu’ils entretiennent. C’est une façon ludique et immersive de développer votre “oreille” pour ces nuances si importantes. Le *keigo* est omniprésent, même dans le divertissement.

3. La pratique avec des locuteurs natifs, c’est la clé !

Il n’y a pas de secret : pour progresser, il faut pratiquer ! Si vous avez l’opportunité d’interagir avec des Japonais, saisissez-la. Expliquez que vous apprenez le *keigo* et demandez des corrections. La plupart des Japonais sont ravis de voir les étrangers faire l’effort et seront très indulgents et encourageants, même face à vos erreurs initiales.

4. Le contexte est votre meilleur allié

Souvenez-vous que le *keigo* est intrinsèquement lié au contexte social et à la hiérarchie. Observez attentivement les situations dans lesquelles vous vous trouvez : qui parle à qui, dans quel cadre (professionnel, amical, familial), et adaptez votre langage en conséquence. C’est en comprenant les principes d’Uchi et Soto que vous débloquerez une meilleure utilisation du *keigo*.

5. N’ayez pas peur de faire des erreurs

Je le dis et le répète : les erreurs sont des opportunités d’apprendre ! Le *keigo* est complexe, même pour les Japonais, et il est tout à fait normal de trébucher au début. L’important est de faire l’effort et de montrer votre respect. Les Japonais apprécient grandement cette démarche et votre persévérance sera toujours saluée.

Quelques points essentiels à retenir sur le Keigo

Le *keigo* est bien plus qu’une simple politesse ; c’est un système linguistique qui incarne les valeurs profondes de respect et d’harmonie sociale japonaises. Il se décompose en trois catégories principales : le *Sonkeigo* (langage respectueux pour élever l’interlocuteur), le *Kenjougo* (langage humble pour rabaisser ses propres actions) et le *Teineigo* (langage poli de base). Sa maîtrise est indispensable dans de nombreux contextes, notamment professionnels, où une utilisation appropriée est un gage de professionnalisme et de considération. Bien qu’il représente un défi pour les apprenants, notamment en raison de ses formes verbales spécifiques et de la nécessité d’évaluer constamment le contexte social, l’effort en vaut la chandelle. Apprendre le *keigo*, c’est s’ouvrir à une compréhension plus riche de la culture japonaise et établir des connexions plus significatives avec ses locuteurs, transformant ainsi votre expérience au Japon et au-delà.

Questions Fréquemment Posées (FAQ) 📖

Q: 1: Qu’est-ce que le keigo exactement, et pourquoi est-il si fondamental pour quiconque s’intéresse au Japon ?
A1: Ah, le keigo ! C’est bien plus qu’une simple politesse, mes amis. Imaginez un système linguistique complexe qui reflète les hiérarchies sociales, le respect mutuel et même la modestie. En français, on a le “vous” de politesse, c’est vrai, mais le keigo va bien au-delà en adaptant les verbes, les noms, et les expressions entières pour montrer qui est supérieur, qui est inférieur, et qui est le “donneur” ou le “receveur” dans une interaction. Personnellement, je me souviens de ma première immersion au Japon où j’ai eu un “tilt” en observant comment une vendeuse s’adressait à ses clients avec un respect presque sacré, utilisant des formes que je ne comprenais pas encore pleinement. C’est une façon de communiquer la déférence et de maintenir l’harmonie sociale, deux piliers de la culture japonaise. Ne pas l’utiliser, ou l’utiliser mal, peut malheureusement entraîner des malentendus, voire de l’offense, même involontairement. C’est pourquoi le maîtriser, même à un niveau rudimentaire, est absolument essentiel si vous voulez vraiment vous connecter avec les Japonais et comprendre leur manière de voir le monde. C’est la clé d’une communication fluide et respectueuse, que ce soit pour des affaires, du tourisme ou même de simples amitiés.

Q2: Le keigo a l’air si complexe ! Comment un débutant peut-il s’y prendre pour l’apprendre sans se sentir complètement dépassé ?


A2: Je vous comprends totalement ! Le keigo peut sembler être une montagne infranchissable au début, et croyez-moi, je suis passée par là. L’erreur serait de vouloir tout maîtriser d’un coup. Mon conseil de “vieille” routarde ? Commencez par les bases ! Ne vous inquiétez pas de la perfection tout de suite. Concentrez-vous d’abord sur les formes les plus courantes et les plus “simples” de politesse, comme le fameux masu et desu que l’on apprend très tôt. Ensuite, essayez d’identifier quelques expressions clés de sonkeigo (langage honorifique pour parler d’autrui) et de kenjougo (langage humble pour parler de soi) que vous entendrez souvent dans des contextes précis. Par exemple, “irasshaimase” dans les magasins ou “osore入ります” quand vous entrez chez quelqu’un. J’ai personnellement trouvé très utile d’observer et d’imiter !

R: egardez comment les personnages de dramas ou d’animes interagissent, écoutez attentivement les conversations au restaurant ou dans les transports. Le contexte est votre meilleur ami.
Et surtout, ne craignez pas de faire des erreurs ! Les Japonais sont généralement très compréhensifs envers les étrangers qui font l’effort d’essayer.
L’important est la démarche et le respect que vous montrez. Un petit pas à la fois, et vous verrez que la complexité s’éclaircira. Q3: Est-ce que la maîtrise du keigo ne sert qu’à des situations formelles ?
Ou est-ce que ça peut aussi enrichir ma compréhension de la culture japonaise au quotidien, par exemple en regardant des animés ou des films ?

A3: Oh, c’est une excellente question et la réponse est un grand OUI !
La maîtrise du keigo dépasse largement le cadre des réunions d’affaires ou des entretiens formels. En fait, le keigo imprègne absolument toutes les facettes de la vie japonaise, et le comprendre va transformer votre appréciation de la culture au quotidien, y compris vos loisirs préférés !
Je me souviens d’un moment où, après avoir commencé à comprendre les nuances du keigo, j’ai revisionné un animé que j’adorais. C’était comme si un voile se levait !
Je pouvais soudainement percevoir la dynamique exacte entre les personnages : qui respectait qui, qui tentait d’affirmer sa supériorité, qui montrait de la modestie.
Une simple variation dans le choix d’un verbe, ou une expression humble utilisée par un personnage, révélait tant sur sa personnalité et sa relation avec les autres.
Les scénaristes japonais utilisent le keigo pour peindre des portraits psychologiques très fins, pour indiquer le statut social, les émotions cachées, ou même les intentions.
C’est une vraie “porte secrète” vers une compréhension plus profonde des personnages et de l’intrigue. Quand vous commencez à saisir ces subtilités, vous ne vous contentez plus de regarder une histoire, vous en ressentez chaque fibre culturelle et humaine, et c’est une sensation incroyable !

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